Le concept d’autoconsommation photovoltaïque consiste à produire puis consommer soi-même une partie de l’électricité issue de son installation solaire. Ce dossier présente son principe, ses limites, son développement en France et les notions essentielles à retenir.
Ce dossier s’adresse aux particuliers dans le contexte résidentiel raccordé au réseau de distribution, et non en site isolé.
Aujourd’hui, l’autoconsommation photovoltaïque est au cœur de l’actualité énergétique. L’idée est simple : consommer sa propre production solaire. Dans les faits, cela a toujours été possible avec une installation photovoltaïque, mais l’évolution de la réglementation et des aides a renforcé l’intérêt de cette solution.
On entend par autoconsommation le fait de consommer soi-même l’énergie que l’on a produite sur place.
Le but est de réduire sa dépendance à un fournisseur d’électricité et de produire suffisamment pour couvrir une partie des besoins en énergie nécessaires au bon fonctionnement du logement.
Cette énergie peut provenir de différentes sources comme le soleil, le vent ou la chaleur, mais c’est surtout dans le domaine du solaire photovoltaïque que l’autoconsommation s’est fortement développée ces dernières années.
Les particuliers peuvent équiper leur maison de panneaux photovoltaïques qui leur permettent de produire de l’électricité à partir du rayonnement solaire. Cette électricité verte est ensuite transformée en courant alternatif afin d’alimenter les appareils électriques du logement : éclairage, électroménager, chauffage, équipements électroniques, etc.
Dans un logement privé, il est rare que les périodes de production d’électricité correspondent exactement aux périodes de consommation.
En effet, la production solaire est souvent maximale entre 12 h et 16 h, au moment où le soleil est au plus haut. Or, à ces heures-là, la maison peut être vide et les besoins électriques réduits.
C’est pourquoi on estime généralement que, pour un logement équipé sans système de stockage, la part d’énergie réellement consommée sur place se situe souvent autour de 40 %.
Le reste de l’électricité nécessaire au logement continue donc d’être fourni par le fournisseur d’électricité.
C’est la part de la production électrique qui est consommée immédiatement sur place.
Il s’agit de la part de la consommation électrique du logement qui est produite sur place.
En France, on comptait début 2017 environ 20 000 foyers en autoconsommation répartis de la manière suivante :
Une accélération du développement de l’autoconsommation est apparue avec les nouvelles dispositions proposées par le gouvernement. En juillet 2016, un projet d’ordonnance en faveur de l’autoconsommation a été présenté, puis publié au Journal Officiel le 25 février 2017.
Un nouvel arrêté tarifaire solaire photovoltaïque a également été publié au Journal Officiel le 10 mai 2017. Il instaure une prime à l’investissement pour les solutions photovoltaïques en autoconsommation destinées aux particuliers et aux entreprises.
Un producteur, appelé autoproducteur, consomme lui-même et sur un même site tout ou une partie de l’électricité produite par son installation, instantanément ou après une période de stockage.
Plusieurs producteurs et plusieurs consommateurs finaux peuvent être liés entre eux au sein d’une même organisation pour partager l’électricité produite, dans un cadre défini par la réglementation.
La loi distingue donc clairement ces deux formes d’autoconsommation, ce qui permet de mieux encadrer juridiquement le développement de ces installations.
Une tarification d’utilisation des réseaux publics de distribution d’électricité, appelée TURPE, est prévue pour les consommateurs participant à des opérations d’autoconsommation, lorsque la puissance de l’installation qui les alimente est inférieure à 100 kW.
Cette disposition montre que, même en autoconsommation, l’installation reste liée au réseau public dès lors qu’elle est raccordée au réseau de distribution.
La filière photovoltaïque nationale a repris de la vigueur grâce à la baisse du coût de l’électricité solaire et au dynamisme du secteur.
Les estimations de développement ont été régulièrement revues à la hausse. Les objectifs de puissance installée fixés dans les programmations pluriannuelles de l’énergie montrent l’importance croissante du photovoltaïque dans le mix énergétique.
La baisse du prix de revient de l’électricité solaire a fortement amélioré la compétitivité de la filière, aussi bien pour les centrales au sol que pour les grandes toitures.
L’autoconsommation photovoltaïque représente donc un levier important dans le développement futur du solaire en France.
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